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Bilan du mois d'août

Ce mois-ci aura été le mois des expériences.
Il y a eu un henné, un auto-coupage de pointes, des nouvelles crèmes maison dont je vous donnerai bientôt les recettes et un tas de bains d'huiles divers et variés. J'ai d'ailleurs abusé de ces derniers au point de saturer mes cheveux qui étaient devenus raplaplas, ternes, rêches et sans vie, totalement étouffés ! 
Du coup, je les ai laissés tranquilles quelque temps, en réduisant la fréquence des shampooings et en me limitant au strict minimum concernant les soins (AS + crème de jour sans rinçage). 
Lorsqu'il m'a semblé qu'ils reprenaient forme, je n'ai pas refait les mêmes erreurs en leur imposant bain d'huile sur bain d'huile, j'ai simplement changé de routine en ajoutant de nouveaux actifs et ça a marché ! Ils n'ont jamais été aussi beaux depuis que j'ai commencé ce blog.


Ma nouvelle routine : 

- J'espace un peu plus les shampooings : tous les 3-4 jours au lieu de tous les 2 jours; ça semble peu et pourtant j'ai conscience à présent que je les lavais trop souvent pour des cheveux de nature sèche; cela empêchait le peu de sébum qu'ils ont de les protéger.

- La veille du shampooing, je laisse poser une crème de nuit home-made parfumée au lilas blanc. Mes cheveux absorbent mieux les crèmes que les huiles. Et j'en mets peu car j'avais tendance à avoir la main lourde alors que mes cheveux sont fins.

- Un pré-shampooing à l'HV de brocoli, HV de ricin et Protéines de soie liquides que je laisse poser de 30 min à 1H.

- Un shampooing au Shikakaï avec une goutte d'huile de brocoli, des protéines de soie liquides, des protéines de riz hydrolysées et du panthénol.

- Une noisette d'AS à la phytokératine fragrance Moorea, un vrai délice olfactif !

- Puis enfin, séchage à l'air froid ou tiède si je suis pressée.

- De temps en temps, un massage crânien avec HV de ricin, sapote ou Oléine de karité + HE Bay St Thomas ou pamplemousse ou ylang-ylang

Conclusion : Le mois avait mal commencé, mes cheveux étaient vraiment moches, parce que je m'occupais trop d'eux ! Less is more ! Je suis contente car ils ont retrouvé volume, douceur et brillance. 
Les grandes nouveautés qui ont amélioré l'aspect de mes cheveux sont donc l'HV de brocoli, un vrai miracle pour apporter brillance et lissage, les protéines de soie liquides et les protéines de riz hydrolysées : les premières lissent et gainent tandis que les secondes apportent volume et force.
Je vous conseille d'acheter les protéines de soie sous leur forme liquide plutôt qu'en poudre qui a tendance à cristalliser rapidement. De plus, son intégration dans les soins est plus aisée.

Coupe : -1,5 cm

La brosse, un ustensile de choix

Auguste Renoir - Jeune fille se coiffant les cheveux, 1894

Bien choisir sa brosse est indispensable pour l'entretien de sa chevelure. Il existe une grande quantité de modèles et de prix sur le marché, alors comment faire pour se décider ? Il faut savoir que le choix de votre brosse doit être déterminé par votre type de cheveux et par le résultat que vous recherchez. Pensez également à l'ergonomie de la brosse, qui peut faciliter sa prise en main et donc le coiffage.

En poils de sanglier. Celle-ci est de marque Altesse, celle que j'utilise et que j'adore!

La brosse pneumatique en poils de sanglier est sans conteste celle que je préfère. Certes, certaines d'entre elles peuvent atteindre des prix astronomiques mais la qualité est au rendez-vous ! Les poils de sanglier, fibres naturelles, sont parfaits pour démêler, lustrer et dépoussiérer les cheveux longs et mi-longs sans les casser, tout en massant le cuir chevelu. Le poil de sanglier possède la même composition chimique que nos cheveux ; il les coiffe en douceur.

En soie naturelle

La brosse en soies fines naturelles est la plus douce. Elle est généralement conseillée pour les cheveux des petits ou des personnes âgées car elle respecte les cheveux fins et fragiles, ainsi que les cuirs chevelus sensibles.

A picots souples

Les picots en bois de ces brosses, grâce à leur base en caoutchouc végétal et à leur bout arrondi, agissent par massage du cuir chevelu et stimulent le bulbe pileux et la circulation sanguine. Ils absorbent les excès de sébum et régularisent ainsi la structure lipidique du cheveu et du cuir chevelu. Ils sont antistatiques, évitant l’électricité du cheveu. Ils respectent la kératine du cheveu, en la lissant sur toute la longueur, contrairement aux picots en plastique ou en métal qui écorchent la kératine.

Brosse tueuse n°1
Brosse tueuse n°2

Les brosses à picots de métal ou plastique rigide sont absolument à éviter. Elles sont peut être bon marché mais elles agressent le cuir chevelu et cassent les cheveux !

Peignes afro

Si vous avez des cheveux très épais, frisés ou crépus, il est conseillé d'utiliser non pas une brosse mais un démêloir à larges dents de préférence en bois ou en corne pour éviter l'électricité statique qui dessèche la fibre. Les brosses larges et plates sont parfaites pour les cheveux longs ou raides tandis que les rondes sont plus adaptées aux adeptes du brushing ou aux cheveux bouclés.

Les principaux stades de longueur des cheveux


Laisser pousser ses cheveux peut-être un procédé long et frustrant, surtout lorsque l'on part d'une coupe très courte ou que l'on souhaite une longueur extrême. Prendre soin de ses cheveux, et les épointer régulièrement, sont des actions essentielles pendant la pousse afin de prévenir les dégâts et conserver de beaux cheveux. Il est important d'adapter les soins autant que les coiffures selon la longueur qu'ils atteignent.

Longueur aux épaules :
Si vous êtes partie d'une coupe courte, l'étape des épaules est comme une lueur d'espoir. Un dégradé permet d'accentuer l'effet de longueur tandis qu'un carré flouté donne du dynamisme et du volume aux cheveux fins. Ils sont en général enfin assez longs pour être portés en queue-de-cheval ou en petit chignon. Il est d'ailleurs conseillé de ne pas les laisser trop souvent détachés car les pointes risquent de frotter sur les épaules et donc de s'user plus vite. Or il reste un long chemin à parcourir; mieux vaut ménager sa monture !

Longueur à la poitrine : 
Avec le temps, les cheveux atteignent le niveau de la poitrine. On peut déjà considérer qu'on a les cheveux longs à ce stade. Même si l'on ne veut pas, il faut absolument couper les pointes de quelques cm régulièrement afin de garder une belle masse. Sinon, on risque de repousser le problème des pointes qui grignottent la longueur jusqu'à être obligée de couper 7 ou 10cm d'un coup ! (et là ça fait mal !). Vous pouvez vous amuser à faire des nattes, des chignons, des queues etc... l'idée est de relever ses cheveux pour les protéger du frottement (dos de chaise...). Pour réduire les noeuds pendant la nuit, on peut attacher ses cheveux en une natte lâche ou dormir sur un oreiller de satin ou de soie, matières qui n'accrochent pas.

Longueur à la taille : 
Une fois les cheveux à la taille, vous devriez être au point en ce qui concerne les différents styles de coiffures. Sinon, je vous invite à vous rendre sur le site 1001 coiffures qui propose des tutoriaux pour tous les niveaux ! Lâchés, les cheveux soulignent magnifiquement la taille. A ce stade, il faut essayer de laver ses cheveux moins fréquemment pour ne pas user les longueurs et faire des soins nourrissants pour qu'ils restent doux et brillants. Restez objective quant à la bonne santé de vos pointes. Comme dit précédemment, mieux vaut couper un peu les pointes régulièrement que trop d'un coup.

Hanches, coccyx et longueur "classique" :
Les cheveux aux hanches atteignent les os de la hanche, alors que la longueur au coccyx, comme son nom l'indique, rencontre le... coccyx. Les cheveux à la longueur dite "classique" sont assez longs pour s'asseoir dessus et recouvrent entièrement les fesses. Quand les cheveux atteignent nos hanches, ils exigent non seulement des soins spéciaux, mais également une attention supplémentaire dans la vie quotidienne : éviter de s'asseoir sur ses cheveux, faire attention à ce qu'ils peuvent balayer par terre quand on se penche, aux portes de métro ou aux flammes de gazinière ! Recherchez des coiffures qui répartissent au mieux le poids de vos cheveux lourds sur votre tête. A partir de cette longueur, la plupart des personnes atteindront un point où leurs cheveux ne se développeront plus que très lentement. Les longueurs extrêmes, cuisse, genou ou cheville ne sont pas faisables pour beaucoup de personnes. 

J'en suis actuellement à la longueur omoplates. Ils ont mis environ 5 mois à en arriver là en partant d'une coupe aux épaules et en enlevant 1,5cm de pointes ce mois-ci. Je pense arriver à la longueur aisselles ou poitrine d'ici janvier 2012. Mon but est d'arriver au coccyx. Et vous, à quelle longueur en êtes-vous ? Quelle longueur voulez-vous atteindre ?

Comment prendre soin des cheveux secs


Que vous ayez les cheveux naturellement secs ou que vos cheveux soient secs à cause de dommages extérieurs, vous pouvez adoucir vos cheveux secs et leur redonner de l'éclat. Les cheveux secs sont ternes, sans vie, crépus et cassants; des soins appropriés hydratants et nourrissants sont la clé pour réduire la casse, éliminer les pointes fourchues et garder vos cheveux secs aussi sains que possible.

Etape 1
Shampouinez votre cuir chevelu plutôt que les longueurs. Utilisez un shampooing pour cheveux secs. Entre deux shampoings, essayez d'utiliser un conditioner seul uniquement sur les longueurs pour hydrater vos cheveux sans enlever les huiles naturelles.

Etape 2
Ne faites pas l'impasse sur l'après-shampoing. Laissez poser quelques minutes puis rincez abondamment à l'eau froide pour resserrer les écailles.

Etape 3
Appliquez un masque revitalisant profond au moins une fois par semaine. Choisir un soin avec des ingrédients très nourrissants, comme les beurres végétaux (karité, murumuru, mangue...), les huiles végétales riches (l'huile de coco, l'huile d'avocat, l'huile de ricin..) et des actifs à base de protéines, tels que la protéine de soie ou de soja. Bien imprégner les longueurs, en se concentrant sur ​​les extrémités du cheveu. Peignez vos cheveux avec un peigne à dents larges (de préférence en bois) ou vos doigts pour les démêler doucement.

Etape 4
Essayez les bains d'huile de coco sur vos cheveux. L'huile de coco nourrit et prévient la perte de protéines. Appliquer l'huile de coco sur vos cheveux, en massant bien les pointes. Enveloppez vos cheveux dans un film plastique ou couvrir avec un bonnet de douche. Laisser l'huile en place pendant 15 minutes à une heure, voire toute une nuit, puis laver.

Etape 5
Laissez vos cheveux sécher à l'air libre autant que possible et limitez les manipulations brutales. Choisissez des produits coiffants sans alcool et terminez votre coiffage avec un sérum brillance sans silicones ou une huile végétale légère.

Premier henné de ma vie


Maintenant que je n'ai pas fait de coloration chimique depuis longtemps, presque un an déjà, j'ai décidé de tester le henné neutre. Je ne souhaitais pas colorer mes cheveux mais uniquement les soigner. J'ai choisi le henné Shiraz qui a bonne réputation mais si vous avez des cheveux secs et abîmés comme les miens, je vous conseille de le couper avec des ingrédients hydratants pour éviter l'assèchement total de vos cheveux.

Préparation :
Pour environ 50g de henné, j'ai ajouté :

- de l'eau chaude en mélangeant au fur et à mesure pour bien diluer la pâte jusqu'à la consistance désirée, c'est-à-dire homogène et fluide mais pas liquide.
- 2 CàS de crème fraîche
- 1 CàS d'HV de Sapote
- 1 CàS de glycérine végétale
- qq gouttes de Panthénol
- 5 gouttes d'HE d'ylang-ylang

L'odeur est proche de celle des épinards frais, on aime ou pas, mais j'avoue que l'HE d'ylang-ylang permet de mettre quelque chose à l'odeur un peu plus agréable sur la tête.


Application : 
 Ensuite vient le plus difficile, l'application ou comment bien enduire ses cheveux sans en mettre partout ! Si la consistance n'est pas trop fluide et en s'appliquant, on peut y arriver facilement. Choisissez tout de même de rester au-dessus du lavabo ou de la baignoire pour le faire car il y a toujours des giclures à un moment donné ! 

Je conseille de commencer par séparer la chevelure en plusieurs sections afin de bien pouvoir étaler le henné sur les racines et le cuir chevelu. Puis étaler sur les longueurs et enfin les pointes en massant.

Pour profiter au maximum des bienfaits du henné, je laisse poser une heure (pas besoin de plus pour un henné neutre, au contraire cela risquerait de trop dessécher vos cheveux), le tout enroulé dans un film plastique pour garder la chaleur et favoriser la pénétration des actifs.


Résultat : 
Malgré les ingrédients hydratants ajoutés à la préparation, mes cheveux étaient bien desséchés pendant le lavage. Après-shampoing OBLIGATOIRE. J'ai ensuite enduit mes pointes encore mouillées de gel d'aloé vera assorti d'une goutte d'huile végétale de Noix du Brésil ainsi qu'un peu de glycérine pour les prévenir une fois encore de la sécheresse. 
Depuis ce soin, mes cheveux sont doux et brillants, en revanche ils ne sont pas plus volumineux que d'habitude. A noter tout de même, après un shampoing deux jours plus tard, je trouve que mes cheveux ont retrouvé une certaine vigueur et de l'éclat. 

Conclusion :  
Je ne suis pas émerveillée du résultat mais cela a quand-même été bénéfique au niveau de la brillance et de la tenue, d'autant plus que mes cheveux étaient comme saturés ces derniers temps : ternes et raplaplas avec des pointes sèches. Je continuerai quand-même pour voir les effets sur le long terme.

Dossier : cheveux roux, entre splendeur et décadence


Ça flamboie chez nos amies les stars ! Scarlett, Blake, Nicole... La couleur rousse semble se répandre comme une trainée de poudre dans les chevelures. Simple phénomène de mode ? Pas seulement. Le roux est source d'intérêt depuis la nuit des temps et méritait bien un post rien que pour lui !




Origine

La rousseur se caractérise par des cheveux de couleur orangée, allant du blond vénitien à l'auburn, une peau généralement très claire et des tâches de rousseur. Elle provient de l'absence ou de la rareté du pigment brun, l'eumélanine. En contrepartie les roux ont beaucoup de phéomélanine qui donne le pigment rouge-jaune. Ce n’est pas une anomalie : statistiquement il y a 3% de possibilités pour qu’un roux naisse dans une famille sans parents roux. Cet allèle est récessif, c’est à dire qu’il faut posséder deux copies de l’allèle de la rousseur (un provenant du père et un provenant de la mère) pour que cette caractéristique s’exprime. Les premiers signes de la rousseur chez l’homme seraient apparus entre 30 000 et 80 000 ans avant notre ère, après un long brassage génétique de pigments bruns et blonds en proportion à peu près égales. Les Néandertaliens avaient déjà leurs spécimens roux, selon la même évolution génétique que l’on trouve chez l’homme moderne. La rousseur est présente dans le monde entier, cependant le record du pourcentage de population rousse est détenu par l'Écosse avec 13%. En France, le pourcentage est de 5%. Le roux est donc un pigment capillaire rare, présent chez 2% de la population mondiale.


Une chose est sûre, le roux n'a jamais laissé indifférent. Et si cette couleur est devenue un atout de séduction aujourd'hui, il n'en a pas toujours été ainsi. Souvent raillés et stigmatisés, les roux ont souffert de leur chevelure vive depuis que l'homme est homme.

Une réputation "sulfureuse" depuis l'Antiquité

Les Egyptiens de l'Antiquité voyaient dans l’orangé une tare, en raison de l’apparence et de l’histoire du dieu Seth. La mythologie égyptienne raconte que Seth régna sur le désert, tandis que son frère Osiris reçu les terres fertiles du delta. Ces récits décrivent son ambition dévorante, son art de la manipulation, et sa nature foncièrement violente et mauvaise. Par jalousie, il tenta d’anéantir son frère Osiris, bien qu’il n’y parvint jamais et demeura dans le désert. Or,  "désert" en arabe se dit "dashre", " terre rouge".  Il est souvent doté d’une queue fourchue et une tête d’animal semblable à un sanglier, et est couramment surnommé "aissu", c’est à dire le diable roux.  Il est donc tout à fait normal qu’il ait été roux, dans cette civilisation qui méprisait cette pigmentation. Suite au mythe de Seth, la persécution des individus roux est une pratique courante, qui varie de la simple superstition à la mise à mort.

La seule exception à cette exclusion est le pharaon Ramsès II, qui aurait eu les cheveux roux. Mais le monarque adapta le culte de Seth et fit de celui-ci l’image du Mal nécessaire pour combattre les ennemis de l’Égypte. L’authenticité de sa rousseur a récemment été remise en question, puisque l’acidité du corps et de l’atmosphère confinée des sarcophages égyptiens tend à dépigmenter les cheveux des momies. En fait, une récente étude du laboratoire l’Oréal a mis en lumière le fait que le pharaon de son vivant se faisait des colorations au henné. Selon Christiane Desroches-Noblecourt, dans son ouvrage Ramsès II, la véritable histoire, Ramsès II utilisait la couleur de ses cheveux à titre de propagande, pour renforcer son image de monarque divin.

Les coutumes  gréco-romaines et la mythologie grecque ne sont pas plus tendres avec les abonnés à l’orange. Hippocrate au Ve siècle avant J.C. participa à la vilaine réputation des roux en même temps qu’il bâtit les fondations de la médecine. Sa théorie des quatre humeurs pose les bases de la physionomie et du zoomorphisme. Or, si à chaque homme correspond un animal, les roux sont assimilés pour la première fois au renard, réputé pour sa malice et ses vols de poules, et aux cochons pour ses poils roux, animaux décrétés sales et lubriques.


Enfin, les êtres humains ne sont pas plus épargnés au sein du peuple de l’Ancien Testament. En Galilée, les chevelures rousses étaient fréquentes, et les roux passaient pour avoir été conçus lors des règles de leur mère, c’est-à-dire lorsqu’elle était impure. Cette salissure retombe alors sur le nouveau-né, qui doit afficher toute sa vie une chevelure sanguine,  témoignage de son essence impure. Par exemple, le toledoth yeshu était un conte que les familles juives pieuses racontaient à leurs enfants au soir de Noël. Ce texte nous conte que Jésus était un sorcier roux ben nida, fils de menstruée et que c’est grâce à cette abomination qu’il faisait ses miracles.

Le Moyen-âge, sale temps pour les roux et surtout les rousses !

Le Moyen Âge chrétien, fruit de ce multiple héritage, ne pouvait que perpétuer et renforcer de tels comportements à l’égard des roux. Comme le développe l’ouvrage Une Histoire Symbolique du Moyen-âge, de Michel Pastoureau, l’individu aux cheveux roux, dans l’imaginaire collectif, demeure par nature cruel et laid. Toutefois, les défauts qu’il porte dans son identité capillaire évolue avec la doctrine chrétienne et s’apparentent progressivement à la malignité et à la trahison.
Parallèlement, un basculement s’opère au sujet des femmes rousses. Leur double nature de pécheresse, de femme et de femme rousse, devient le symbole de la sexualité débridée et de la sorcellerie.

L’iconographique chrétienne affuble progressivement Judas d’une chevelure rousse pour mieux souligner sa traîtrise. Judas n’est pas seul dans ce cas: « Ce faisant, il a rejoint un petit groupe de félons et de traîtres célèbres que les traditions médiévales avaient pris l’habitude de distinguer par une chevelure ou par une barbe rousse: Caïn, Dalila, Saül, Ganelon, Mordret et quelques autres. » (M. Pastoureau, L’Homme roux: tous les gauchers sont roux, paru en 1988 dans le vol. 16-17 de la revue Le Genre humain, et repris en 2004 dans son Histoire symbolique du Moyen âge.) Peu à peu, le caractère « roux » s’étend à toutes les catégories d’exclus et de réprouvés : juifs, musulmans, bohémiens, suicidés, etc. On trouve alors de nombreux petits proverbes qui invitent à se défier des hommes roux. Le roux devient la couleur la plus honnie de toute la Chrétienté.

Pour achever le tout, les tuberculeux avaient souvent la réputation d’être roux. Rien d’étonnant à cela à une époque où les maladies de peau sont fréquentes, graves et mystérieuses, et où la redoutable lèpre mettait ses victimes au ban de la société. Pour l’homme médiéval, les taches sont toujours impures, et suspectes, et les tâches de rousseur ne font pas exception. Elles font du roux un être malade, malsain même. À cette impureté épidermique s’ajoute une connotation d’animalité, car en plus d’avoir les mêmes poils que le goupil ou le porc, l’homme roux est recouvert de taches comme les animaux les plus cruels : le léopard, le dragon et le tigre, les trois ennemis du noble lion.

Les femmes rousses, quant à elles, connaissent un sort peu enviable, car en plus de souffrir des maux attachés à leur chevelure, elles sont perçues comme des pécheresses tentatrices et hérétiques. Leur chevelure sulfureuse les apparente à la sorcière ou à la prostituée Marie Madeleine.  De telle sorte qu’à la suite de ces superstitions, en 1254, une ordonnance du roi Saint-Louis fait obligation aux prostituées de se teindre les cheveux en roux, pour bien les distinguer des femmes respectables.

Mais c’est avec la fondation de la tristement célèbre Inquisition par le pape Innocent III en 1199 que leur existence se met à sentir le roussi. Cette juridiction ecclésiastique se mute rapidement en lutte contre les hérétiques, c’est-à-dire contre tous ceux qui de près ou de loin s’éloignent du dogme, de la morale ou de l’ordre public. Ainsi, les rousses furent victime de leur assimilation à la sorcellerie et autres diableries, et près de 20 000 d’entre elles périrent sur le bûcher.

Une renaissance à travers l'art

Les siècles suivants colportent la réputation de mauvaise nature des individus roux, bien que globalement les mœurs soient plus apaisées. La femme rousse garde sa réputation sulfureuse, mais sa beauté est mise en lumière pour la première fois par les peintres de la Renaissance, tandis que l’homme roux reste un individu avec une part de vice cachée. Toutefois avec le mouvement intellectuel humaniste, la violence à l’égard des roux n’est plus que symbolique.

L’écho de la nature tentatrice et pécheresse de la femme rousse se retrouve dans la littérature, avec la Nana de Zola qui est décrite tantôt blonde quand elle est mère, tantôt rousse quand elle s’adonne au vice. Enfin, la nature lubrique des rousses les poursuivent jusqu’au XXe siècle, comme le rapporte Martin Monestier auteur de l’Encyclopédie du poil, puisqu’entre les deux guerres on croyait encore à un préjugé du XVIe s. sur la transpiration des rousses, sujette à faire tourner le lait, ou encore qu’une sage-femme rousse, par sa présence, pouvait empêcher le nombril du nourrisson de cicatriser.

Cependant si ces préjugés persistent et signent, la beauté de la rousse est étudiée dès la Renaissance d’un œil neuf. Ce mouvement artistique ouvre la voie vers un art moins dogmatique, qui rend grâce à la beauté des femmes, notamment de beautés rousses de l’époque. La plus fameuse est certainement Simonetta Vespucci, surnommée « la bella Simonetta » ou « La Sans Pareille », réputée pour être la plus belle femme de son époque. Elle fut la muse de plusieurs oeuvres de grands artistes comme par exemple La Naissance de Vénus, ou le Printemps, de Botticelli.

Piero di Cosimo - Portrait de Simonetta Vespucci
Sandro Botticelli - Simonetta Vespucci

La beauté des femmes rousses est également célébrée au XIXe siècle avec les mouvements Préraphaélite, Symboliste et le Parnassien.
Le Préraphaélisme,  à partir de 1848, met en scène dans la peinture anglaise des femmes rousses, chez qui ils apprécient la flamboyance de la chevelure. Sa symbolique profane, et le réalisme qu’ils y trouvent offrent un second souffle à l’art classique de leurs contemporains, dont ils déplorent un manque de force et de vitalité.

John William Waterhouse - The soul of the rose
Lucas Cranach l'Ancien - Vierge à l'enfant
Le mouvement symboliste, quant à lui, développe la rousseur en peinture pour la symbolique de sa couleur, évoquant le péché, mais aussi la force et la vigueur. Ils dressent par ailleurs un portrait de la femme rousse qui prend en compte sa marginalisation, et le triste destin qui lui est destiné. Baudelaire, dans son poème « A une mendiante rousse», évoque les thèmes de la prostitution et de la pauvreté des femmes rousses : « La robe par ses trous Laisse voir la pauvreté Et la beauté »,[…] « en place de bas troués que pour les yeux des roués », « que pour te déshabiller tes bras se fassent prier ».

Rossetti - Ghirlandata

La nouvelle Eve

La représentation de la femme rousse objet de désir est régulièrement mise à la page, avec des ouvrages et des films qui reprennent ce symbole : le roman Le Parfum, de Patrick Süskind, met en scène le jeune Grenouille, hypnotisé par la fragrance de deux magnifiques rousses.


Celle qui a incontestablement donné ses lettres de noblesse aux chevelures rousses s'appelle Rita Hayworth et il aura fallu attendre les années 1940 pour voir enfin cette couleur appréciée à sa juste valeur. Incarnation de la femme fatale et d'une certaine fascination érotique, la star et sa chevelure volcanique peuvent enfin faire de l'ombre aux blondes et aux brunes.


Puisque la sexualité des femmes est désormais acceptée dans la société, la rousseur féminine est maintenant recherchée comme atout de séduction. A tel point que depuis quelques années, de nombreuses femmes choisissent de se teindre les cheveux afin de faire leurs la beauté et le mystère qui résident dans une chevelure flamboyante !

Mais au delà de l’aspect esthétique, on voit apparaitre la rousseur comme une nouvelle identité. Il existe aujourd’hui une journée mondiale des Roux aux Pays-Bas, ainsi que d’innombrables blogs de soutien, et des associations comme « Red and Proud » aux Etats Unis. Ces mouvements luttent contre la discrimination qui persiste à l’encontre des roux, allant de la simple moquerie à l’agression physique.

La rousseur peut devenir — même si elle ne l’est pas pour tous les concernés— un marqueur identitaire important, au même titre que la sexualité, la couleur de peau, ou la religion.

A travers des siècles presque ininterrompus de stigmatisations, les roux ont fait leur chemin. Aujourd’hui, avec l’avancée du droit des individus, l’essor du mouvement « roussophile » canalisé par Internet, et l’engouement ravivé pour les rouquines, la situation de la gente rousse ne peut que s’améliorer. Alors, à quand la revanche des roux ?



sources : wikipédia, livre "Roux et rousses. Un éclat très particulier." de Xavier Fauche, article tiré de journal-regards.com

Programme réparateur & fortifiant #3 : Crème démêlante à la phytokératine


Continuons notre programme fortifiant et réparateur avec un soin démêlant aux protéines de blé.
Comme moi, vous serez envoûtées par la senteur exotique de cette crème après-shampoing qui démêle et fortifie les cheveux grâce aux actifs de la phytokératine. Non seulement les protéines de blé donnent force, volume et brillance aux cheveux, mais la fragrance Moorea, très fidèle au monoï, vous transporte directement sur une plage de sable chaud...

Pour 200 ml

Phase A
- eau minérale : 153 ml
- émulsifiant BTMS : 7 pelles de 5 ml

Phase B
- phytokératine : 20 pelles de 5 ml
- fragrance cosmétique Moorea : 6,3 ml
- conservateur cosgard : 40 gouttes

Procédé : 
1/ Transférez la phase A (eau minérale + BTMS) dans un bol.
2/ Faites chauffer la phase A au bain-marie à 70°C afin de faire fondre le BTMS.
Astuce : si vous n'avez pas de thermomètre, faites chauffer jusqu'à ce que le BTMS soit totalement fondu et que l'eau commence à frémir.
3/ Sortez le bol du bain-marie puis agitez vigoureusement pendant environ 3 minutes. Le mélange blanchit et s'homogénéise.
4/ Sans cesser d'agiter, mettez le bol dans un fond d'eau froide afin d'accélérer le refroidissement pendant encore 3 minutes environ.
5/ Ajoutez enfin la phase B (le reste des ingrédients) en mélangeant bien entre chaque ajout.
6/ Transférez la préparation dans votre flacon.
Nota : le pH de cette préparation est d'environ 4,5-5.

Utilisation :
Appliquez en AS sur cheveux essorés et laissez poser environ 3 minutes avant de rincer.

Résultat : 
Au départ, je voulais mettre ma crème dans un flacon comme celui-ci mais je n'ai pas réussi ! Du coup, je la conserve dans un pot, ce qui n'est pas très pratique sous la douche. Comme l'hygiène est très importante pour la bonne conservation des produits maison, je redoute toujours qu'il y ai de l'eau dedans, que mes doigts contaminent le produit etc... 

A part ça, je suis ravie ! Mes cheveux, bien crissants après mon shampoing, sont parfaitement démêlés et d'une extrême douceur. De plus, la fragrance Moorea les a délicatement parfumés comme je le voulais, bref, un délice !



Vous pouvez compléter ce soin par le shampoing fortifiant aux protéines de blé et le masque aux 2 huiles végétales.

recette : aroma-zone

Programme fortifiant & réparateur #2 : Shampoing à la Bay St Thomas


Je suis fière de moi car j'ai réalisé ma première recette maison. Il s'agit d'un shampoing fortifiant pour réparer et fortifier les cheveux secs, cassants et dévitalisés. Cette recette, issue du site aroma-zone, est très simple à réaliser donc parfaite pour débuter ! En effet, il suffit d'ajouter tous ces ingrédients dans la quantité de base lavante désirée et le tour est joué.

Pour 100ml

- Base lavante neutre BIO : 88 ml  > nettoie en douceur
- Extrait de soie en poudre : 0,5 ml > fortifie et répare
- Silicone végétal : 2 pelles de 2 ml > gaine et lisse
- Glycérine végétale : 4,5 ml > conserve l'hydratation
- HV de Ricin BIO : 1 ml
> répare et favorise la pousse
- HE de Pamplemousse : 0,6 ml soit 23 gouttes > brillance et croissance
- HE de Bay Saint Thomas : 0,1 ml soit 4 gouttes > fortifie et favorise la pousse
- Mica Or : 0,3ml > donne des reflets irisés dorés au produit final

Résultat : Je suis très satisfaite. La texture est bonne, de type "gel", ni trop liquide ni trop crémeuse. J'avais fait un bain d'huile de noix du brésil avant et le shampooing a bien tout enlevé. Sur le coup, j'ai cru qu'il était trop décapant car mes cheveux crissaient entre mes doigts mais après séchage à l'air libre, ils étaient tout doux et bien hydratés, retrouvant ainsi une jolie matière. N'ayant plus d'AS, j'attends de voir le résultat avec celui que je fabriquerai afin d'améliorer le démêlage après le shampooing.

J'ai mis du temps à me lancer car j'avais peur de mal faire mais en commençant avec des recettes simples, on a peu de chance de rater son coup. Ce qui est encourageant pour la suite alors n'hésitez plus !

Vous pouvez compléter ce soin par le masque réparateur aux 2 huiles végétales et la crème démêlante fortifiante aux protéines de blé.

Programme fortifiant & réparateur #1 : Masque aux 2 huiles végétales


Voici une petite recette de masque avant-shampoing très simple et très rapide qui ne nécessite aucun matériel particulier si ce n'est une cuiller à soupe et un bol. J'adore sa texture, ni trop liquide ni trop visqueuse, légèrement mousseuse. Elle se répartit bien dans la chevelure sans pour autant dégouliner partout. Autre avantage, on peut très facilement adapter les ingrédients en fonction de ses envies.

Pour une dose

- HV d'oléine de karité : 2 CàS
- HV de ricin : 2 CàS
- aloé vera : 2 CàS
- glycérine végétale : une lichette
- provitamine B5 : 10 gouttes
- HE de bay st thomas : 4 gouttes 

Bien remuer entre chaque ajout. Et voilà, c'est prêt !
Vous pouvez compléter ce soin par le shampoing fortifiant à la Bay St Thomas et la crème démêlante fortifiante aux protéines de blé.

Soin du cheveu et Bien-être : le massage crânien

Origine

Le massage crânien est une technique pratiquée en Inde et en Asie depuis des millénaires. Il se pratique le plus souvent en position assise, mais pour certains cas il peut être appliqué sur une personne allongée. Simple et efficace, il est réservé à tout le monde. Non seulement il favorise détente et relaxation, mais en agissant aussi sur la circulation sanguine, il permet d'accentuer les effets bénéfiques des soins capillaires.

Comment procéder ?

Il existe plusieurs techniques de massages très faciles à se faire soi-même. Le but : assouplir son cuir chevelu, favoriser le flux du sang vers les racines et stimuler la repousse. En général, quelques minutes par jour suffisent, le soir avant le coucher par exemple.

Pour offrir le meilleur à vos cheveux, rien de tel que d'enrichir le massage d'huiles essentielles. Celles-ci sont très puissantes, 3 à 4 gouttes suffiront. Les huiles essentielles ne sont pas hydrosolubles. Par conséquent, elles doivent être impérativement diluées dans une huile végétale ou autre corps gras afin de prévenir irritations, brûlures et autres problèmes de peau.
Pour trouver quelle huile essentielle correspond le mieux à votre type de cheveux, reportez-vous ici.

L'art et la manière

Appliquez votre mélange sur le bout des doigts puis posez ceux-ci sur le crâne, légèrement écartés. Tout en appuyant avec la pulpe des doigts, effectuez un mouvement de rotation ou de va-et-vient.
Note : Attention, masser ne signifie pas frictionner : les doigts ne devront pas déraper mais rester ancrés à l’endroit de la tête où ils ont été posés. Le principe consiste à faire glisser la peau le long du crâne et non les doigts le long de la peau.
Commencez par la nuque pour finir sur le sommet de la tête.

A chaque type de cheveux son huile essentielle

Sous forme de shampooing, de masque ou de lotion, les huiles essentielles prennent soin de nos cheveux.
Pour un résultat satisfaisant, il convient de choisir une huile essentielle adaptée à son type de cheveux.
 
Cheveux clairs : camomille, calendula
Cheveux foncés : romarin, sauge
Cheveux gras : lemongrass, citron, thym, cyprès, sauge sclarée
Cheveux secs : camomille, lavande, romarin, santal, ylang-ylang
Cheveux normaux : ortie, persil, romarin, géranium, lavande
Cheveux fourchus : bois de rose, santal
Cheveux cassants : lavande, camomille, sauge sclarée, santal
Chute de cheveux : genièvre, citron, romarin, cèdre, pamplemousse, bay saint thomas, nard
Pellicules : santal, lavande, cèdre, cade, sauge sclarée, bergamote, bay saint thomas, nard

Les huiles essentielles s'utilisent diluées jusqu'à 0,5% dans une huile végétale, une base lavante ou une lotion de rinçage. En effet, certaines huiles ne doivent pas être utilisées pures. 
Il suffit d'ajouter 1 à 2 gouttes dans votre dose de shampooing ou 1 à 2 gouttes dans votre masque ou lotion capillaire.