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25 juin 2014

Nagi Noda : quand les cheveux deviennent sculptures


Nagi Noda est une artiste et réalisatrice japonaise. À l'origine de nombreuses publicités, clips et court-métrages, elle est notamment connue pour une publicité pour Coca-Cola et pour une récente campagne pour Monoprix. (source Wikipédia)

Je la connaissais surtout pour sa série de sculptures en cheveux représentant des animaux de la savane ou de la forêt. Une espèce d'arche de Noé décalée et humoristique !

Je pense que ces sculptures ont été réalisées avec des cheveux synthétiques collés sur des formes pré-moulées. Je trouve le résultat spectaculaire ! C'est quand-même fou tout ce que l'on peut faire avec des cheveux, non ?





9 août 2013

Dossier : L'art de la coiffure à l'époque gallo-romaine

A gauche, outils de coiffure que l'on trouvait dans l'Antiquité ; à droite, la même chose aujourd'hui.

Sous le signe des boucles et du foisonnement

S'il y a bien une chose à retenir, c'est qu'à l'époque des gallo-romains, les boucles, les frisures et autres ondulations étaient reines ! On aimait le faste, l'opulence et la fraîcheur des cheveux bouclés. Ils symbolisaient la jeunesse ! Les cheveux raides ou se faisant rares, étaient symbole de misère et de laideur tandis que la perte des cheveux était vécue comme une abomination !

Les femmes portaient les cheveux longs. Avoir les cheveux courts était un signe distinctif imposé aux esclaves. Il arrivait que les femmes coupent leurs cheveux en signe de deuil ou bien qu'elles les recouvrent de cendre et de poussière. Parfois aussi, elles déposaient quelques mèches en offrande pour une demande particulière aux dieux.

Les femmes romaines, expertes dans l’utilisation des fers à friser (déjà !), des filets, des teintures, des postiches et épingles à cheveux, passaient beaucoup de temps à se parer.




Une beauté au prix de l'esclavage

L’Ornatrix était l’esclave qui coiffait et maquillait sa maîtresse. Elle avait un rôle essentiel auprès des femmes aisées, tant le paraître et la mode étaient importants dans l’antiquité. Elle échafaudait de savantes coiffures.

Ornatrix - Bas-relief - Musée de Carthage (Tunisie), 2001
© Agnès Vinas
Il fallait l’aide de plus ou moins trois esclaves : l’une pour peigner et boucler les cheveux, l’autre pour les parfumer et la troisième pour ajuster la coiffure à la dernière mode.

D’après Ovide, " la toilette demande mille soins, mille esclaves, une épileuse qui fait la guerre aux cheveux blancs, une esclave préposé aux pommades, une autre aux parfums, une autre chargée de réunir les fins sourcils par un trait d’antimoine, une autre qui polit les jambes à la pierre ponce comme un marbre, la vestiplice qui attache les bandelettes, le voile couleur miel et drape la tunique transparente, l’ornatrice qui pose les colliers, les boucles d’oreilles, les chaînes d’or, les agrafes, les bracelets... "

On admirait dans tout l'Empire la blondeur et les reflets roux des germaines à qui l'on coupait les cheveux pour fabriquer des perruques.

Ovide parle " des perruques blondes des esclaves de Germanie ", " Les esclaves de la Germanie t’enverront leurs chevelures, une nation soumise se chargera de ta parure ".

Une impératrice, un style

La coiffure des romaines est connue grâce aux statues et pièces de monnaies qui nous sont parvenues par l’archéologie. Les principales coiffures nous viennent des impératrices. En véritable icône sociale, l’impératrice lançait une mode qui était suivie à Rome d’abord, puis dans le reste de l’Empire Romain. Ainsi, on peut voit la mode évoluer au fil des siècles.


On portait des ornements tels que des rubans, des résilles, des bandeaux, des arceaux métalliques, des diadèmes, certains en or ornés de pierres précieuses ou de camées, des couronnes de lierre, de fruits, de fleurs, des épingles fantaisies, des peignes de toutes matières en ivoire, en buis, etc...

Sous le Deuxième Empire, les coiffures nécessitaient pour tenir d’avoir des épingles conçues dans tous types de matériaux, de toutes tailles et de toutes formes, certaines atteignant 13 centimètres de longueur.

Les femmes utilisaient aussi un bandeau de tissu enroulé autour de la tête appelé le cécryphale, ou une sorte de bonnet fermé ou résille, le sakkos.

Cheveux ornés du cécryphale

Coiffure avec résille.
Portrait dit " de Sappho " - Pompéi - I siècle ap. J.-C.

Toutes les femmes ne suivaient pas la même mode : les matrones préféraient le plus souvent les coiffures compliquées, voire extravagantes tandis que certaines femmes, en Gaule romaine, préféraient la simplicité d’une coiffure plus pratique qu’esthétique.

Lors de fêtes et réceptions, les femmes pouvaient couvrir leur chevelure de poudre d’or afin de l'illuminer.

Pour les femmes du peuple, la coiffure de tous les jours était simple, très naturelle. Les cheveux coiffés en arrière, légèrement bouffants, étaient séparés en deux masses par une raie médiane et réunis dans le cou en un chignon ou en tresses descendant le long de la nuque.

Romaine vers 180 © Alain Ducher

Les accessoires de coiffure

 Les épingles 

Les épingles, comme les aiguilles, ont une origine très ancienne. Leur nom vient du latin spinula, petite épine. Des épingles à cheveux en métal, ivoire, bronze et bois sculpté ont été utilisées dans l'ancienne Assyrie et l'Égypte pour le maintien des coiffures.

Epingle romaine à tête d'éphèbe - Bronze

Les épingles en pincettes, dites épingles à cheveux, existaient déjà en Gaule, à l'époque Mérovingienne. Il se fit de très longues épingles pour les coiffures des femmes, surtout sous Louis XVI où elles devinrent des monuments.

Les épingles à cheveux simples, ondulées, dont la tige recourbée finit en deux branches ouvertes, sont aussi appelées épingles neige.

Épingles à cheveux en os et en ivoire retrouvées dans les maisons de l’agglomération antique de Diodurum (Jouars-Pontchartrain, Yvelines). © L. Petit et O.Blin, Inrap

 L'élastique 

Il fut breveté le 17 mars 1845 par l'inventeur anglais Stephen Perry. L'élastique est fabriqué à partir de latex. Auparavant, les deux sexes se servaient de cordons, de lacets, de fils et de rubans.

Réaliser une simple queue de cheval était déjà tout un art. Eh oui ! sans pinces et sans élastiques, il fallait utiliser un lacet, du ruban ou coudre les cheveux entre eux pour les maintenir en place.


© Janet Stephens - youtube

 Le peigne 

Les peignes ont souvent une double denture, l’une pour épouiller, l’autre pour démêler.
C'est un objet rempli d'histoire et de symboles qui a traversé les époques et les continents.

Peigne gallo-romain découvert à Troyes © S. Thomas, Inrap

Les hommes préhistoriques fabriquaient déjà des peignes à partir d'os d'animaux. Ils s’en servaient avant tout pour racler les peaux de bêtes, puis décidèrent de les utiliser pour leur barbe, puis leurs cheveux.

Très attachés à leur apparence, les romains vouaient un véritable culte à ce simple accessoire. En corne ou en bois pour les plus pauvres, les riches familles avaient une préférence pour les peignes en buis, en argent, en or ou en ivoire.

 Brosses à cheveux 

Bien que n'ayant pas une origine clairement établie, la brosse à cheveux apparaît au XV siècle et restera d'un usage limité tant que la mode des perruques poudrées règnera sur l'Europe, soit jusqu'au XVIII siècle.

Localisée pour l'essentiel dans l'Oise, la production de brosserie fine doit son implantation à la présence de la tabletterie - qui fabriquait un nombre infini de petits objets, tels que dés, dominos, boutons, manches et brosses à dents et à ongles …demandant une main d'œuvre habile et experte et utilisant des matières premières comme la nacre, l'ivoire ou l'écaille toutes importées.

© NC

Le courant " hygiéniste " du XIX siècle va également entraîner le développement de la brosserie.

Toutes les brosses contribuant au respect de l'hygiène vont dès lors s'imposer, de la brosserie de toilette à la brosserie à peindre avec la disparition des murs entretenus à la chaux dorénavant remplacée par la peinture.

De ce fait, qu'il s'agisse des brosses à cheveux qui éliminent les particules retenues par les cheveux ; ou de la brosse à dents qui devient d'un usage courant, les brosses n'apparaissent plus comme un objet de luxe mais comme un accessoire indispensable à la vie quotidienne.


Sources : coiffure-ducher.fr ; inrap.fr ; un-certain-regard.eklablog.com ; Janet Stephens sur Youtube ; Dictionnaire des inventions et découvertes anciennes et modernes par le Marquis de Jouffroy (1852) ; livecoiffure.com

10 mai 2012

Zhang Chun Hong ou les cheveux comme identité

Twin Spirit, 2002

Hong Zhang (ainsi connue aux Etats-Unis) est une artiste d'origine chinoise ayant d'abord vécu et travaillé dans ce pays qui combine traditions et idées contemporaines. Après une formation à l'école d'Arts The Beijing Central Academy en 1994, elle part s'installer aux Etats-Unis en 1996. Son travail est aujourd'hui reconnu dans le monde entier.

Zhang (née en 1971) met en référence sa propre identité à travers des représentations désincarnées de cheveux longs, raides et noires. La taille surdimensionnée des supports transforme cette exploration très personnelle en thème universel. 



Pour l'artsite, la nature des cheveux, la texture et la longueur, sont étroitement mêlées à l'identité et souvent une source historique, culturelle et politique chargée de fierté ou de frustration.

Le tryptique Three Graces nous fait voir le portrait symbolique des trois soeurs Zhang, toutes artistes, reflétant leur individualité aussi bien que leur lien filial. La partie centrale, plus grande, figure la soeur ainée Ling, entourée de Hong et sa soeur jumelle, Bo.


Three Graces triptych (Bo, Ling, and Hong Zhang) 
Fusain sur papier, 2009–2011

L'oeuvre Cyclone (titre donné en référence au Kansas où vit Zong) et My Life Strands évoquent toutes deux le cycle de la vie d'une femme, de la jeunesse radieuse et sans noeuds aux tours et torsions du milieu de la vie.

Cyclone, 2011
My Life Strands
My Life Strands, détail

La série ci-dessous parle de beauté et de répulsion par le biais de l'humour et du surréalisme. Pour l'artiste, les cheveux longs ne sont pas seulement beaux mais peuvent parfois être très répulsifs en particulier si on les trouve dans un hamburger, un oeuf, un verre de vin, une cigarette, un tube de dentifrice ou un lavabo. Zhang Chun Hong combine les cheveux avec des objets du quotidien pour provoquer différentes émotions à travers une approche surréaliste.






23 mars 2012

Dossier : Les femmes et leurs cheveux au Moyen-Âge



I/ La coiffure


Le Haut Moyen-Âge (Ve au XIIe siècle)

La noblesse porte les cheveux longs à proportion de son rang et de sa naissance. Ainsi, les Rois et les Reines mérovingiens (481-751) portent les cheveux longs libres, signe germanique de la royauté.

Les cheveux sont divisés en deux tresses cordées avec des rubans qui tombent de chaque coté du visage atteignant parfois les genoux tellement ils sont longs.


Les jeunes filles vont tête nue alors que les femmes mariées portent un voile couvrant le cou, les oreilles et une partie de la chevelure, en accord avec les usages francs et ceux de l'Église (« Toute femme qui prie sans avoir la tête voilée déshonore sa tête » Saint Paul, Première Épître aux Corinthiens, XI, 5).

Jeunes nobles
La chevelure féminine est considérée trop érotique pour être exhibée au public. La chevelure de la femme mariée est considérée légalement comme propriété de l'époux. Vers la fin de l’ère médiévale, l'Église Catholique exercera son influence pour que le voile soit utilisé par toutes les femmes.

Coiffure de la période romane

Le Bas Moyen-Âge (XIIe au XVe siècle)

Au XIIIe siècle apparaissent de nombreuses coiffures : voile, guimpe, gorget, crépine (résille), barbette, coiffe, couvre-chef (à ne pas confondre avec le terme générique), touret, bourrelet… 


Le touret et la barbette :

Il s'agit d'une coiffure emblématique de la noblesse. La barbette est une bande de tissu qui passe sous le menton.


La crépine serre principalement à retenir les cheveux.

Tresses maintenues dans une résille appelée "crépine"

Le bourrelet est fait d’un rouleau rembourré, en brocart ou en velours, posé sur la résille maintenant les cheveux enroulés au-dessus de chaque oreille. 


A partir du XIVe siècle, la chevelure se dégage pour n'être plus couverte que par un voile léger en mollequin, maintenu par un lien ou un cercle (en orfèvrerie, galon, …) appelé Tressoir ou Circlet. 


La Guimpe est une pièce de toile qui encadre le cou, portée à l'origine par toutes les Dames sans distinction, puis uniquement par les veuves ou les religieuses. Le gorget se porte sous la robe tandis que la guimpe se porte par-dessus la robe.


 

Au XVe siècle, les coiffures deviennent extravagantes. Les cheveux peuvent être crêpés, tressés, renforcés de fausses mèches, ornés de fils d'or ou de perles, coiffés de voiles et de couvre-chefs en forme de cônes immenses ou de cornes appelés hennins, escoffions ou truffeaux.

Escoffions et truffeaux :

Truffeau en forme de coeur

Voile de lingerie empesée posé sur une coiffure dite "à cornes"


Hennin :

La longueur du voile indique le rang social de sa propriétaire. S'il atteint la ceinture, il est porté par une bourgeoise. S'il atteint les talons, il est porté par l'épouse d'un chevalier. Et enfin, s'il traine au sol, il est soit porté par la reine, soit par une princesse.

La chevelure est complètement cachée sous cette coiffe, et l'on n'hésite pas à épiler toutes les mèches qui dépassent.

Le hennin ne tarde pas à atteindre des proportions tellement extravagantes qu'il devient l'objet d'ordonnances restrictives spéciales de la part de l'Église.

Hennin dit "papillon"

Hennin tronqué

Hennin conique qui pouvait atteindre 80cm de hauteur !


Bien évidemment, de telles coiffures ne peuvent être réalisées seules et les dames de la cour disposent de servantes spécialement dévouées à la tache. On les appelle des chambrières. Elles sont en grand nombre et ce sont vraisemblablement les ancêtres des coiffeuses; elles habillent les femmes et les coiffent de voiles, hennins et autres atours pour les grandes occasions.

Coiffes paysannes :

Les femmes de pauvre condition, qui travaillent souvent en extérieur dans les champs ou sur les marchés, utilisent la coiffure comme un moyen pratique de se protéger du soleil, du vent ou de la pluie. Elles utilisent la plupart du temps un tissu blanc, aussi appelé "touaille", qu'elles disposent de différentes façons afin de ne pas être gênées par leurs longs cheveux pendant l'exécution de leurs taches quotidiennes.



La coiffe légère en lin :


La coiffe simple de servante :


Le chaperon :

Il est consitué d'une capuche, d'un camail et d'une cornette. Il fait son apparition au XIIe siècle pour devenir un véritable accessoire de mode aux XIVe et XVe siècles. Accessoire aussi bien porté par les hommes que par les femmes, il est utilisé pour la vie en plein air et les voyages.


II/ Soins et beauté des cheveux



Les cosmétiques n'existent pas en tant que tels mais la question des soins du corps et de la beauté est tout de même soulevée dans la littérature médicale à la fin du Moyen-Âge. Bien que les soins de beauté soient réprouvés par la chrétienté qui considère que toute volonté d'embellissement n'est que vanité par rapport à l'oeuvre du créateur, les médecins ou "Chirurgiens" distillent leurs recettes d'onguents et de teintures capillaires à travers des ouvrages destinés principalement aux personnes de haut rang.

Les élégantes peuvent passer des heures à leur toilette. Et si l'on se penche sur les grands traités médicaux des XIIIe et XIVe siècles, on s'aperçoit vite que leurs soucis ne sont pas bien éloignés des nôtres : épilation, teinture et décoloration, épaississement ou encore pousse des cheveux et prévention de leur chute...

Enfin, l'hygiène de la chevelure est importante, qu’il s’agisse de la débarrasser de ses parasites ou de la parfumer, dans une optique à la fois de bien-être et de séduction.

Outre la blancheur de son teint et sa jeunesse, la beauté médiévale doit avoir une longue chevelure, de préférence blonde, ondulée ou bouclée.

Beauté typique du Moyen-Âge


Pour obtenir ce blond roux qui incarne la beauté féminine, les femmes n'hésitent pas à teindre leurs cheveux avec des mixtures de toutes sortes souvent à base de safran, d'alun, de racines de rhubarbe...

Lucas Cranach, Princesse Sibylle, 1526
Les Vénitiennes maîtrisent parfaitement "l'Arte biondeggiante", l'art de blondir leurs cheveux. Protégées par un peignoir pour éviter de brunir leur peau diaphane, elles enduisent leurs cheveux d'une mixture, la "bionda", avant de les laisser sécher au soleil plusieurs heures durant à l'aide d'un chapeau sans calotte à très larges bords par le dessus duquel sortent les cheveux. C'est ainsi qu'elles obtiennent le blond roux prisé de l'époque, le fameux "blond vénitien".


Le front est un élément important. Il se doit d'être haut et dégagé, épilé très haut pour faire ressortir son bombé. Les belles de l'époque procèdent donc à son épilation par l'application d'un mélange d'orpiment (sulfure naturel d'arsenic) et de chaux vive. Pour empêcher la repousse du poil, elles enduisent ensuite le front dénudé de produits aussi farfelus qu'inutiles comme du sang de chauve-souris, de l'urine d'âne, de la fiente de chat séchée, ou carrément toxiques comme le suc de ciguë, la céruse, le mercure, le plomb...

Alesso Baldovinetti, Portrait d'une jeune femme en jaune, 1465
RECETTES RECOMMANDÉES DANS "DE ORNATO MULIERUM" (L'ORNEMENT DES DAMES) POUR LE SOIN DU CHEVEU :

POUR TEINDRE LE CHEVEU EN BLOND :
1) Prendre la coque d'une noix et l'écorce du noyer et les faire bouillir dans de l’eau. Avec cette eau mélanger de l’alun et des pommes de chêne (ex-croissance de couleur noire qui se produit sur l'arbre par des piqûres d'insectes), et avec ce mélange enduire le cheveu (l'ayant lavé au préalable), en mettant sur celui-ci les feuilles et en les fixant avec un bandage, pour 2 jours. Tout de suite bien le peigner, de façon à ce que n'importe quel excès soit enlevé. Ensuite mettre un colorant fait de : safran, sang-dragon et henné. Permettre à la femme de se reposer 3 jours et le 4e jour, laver le cheveu avec de l’eau chaude. Et la couleur ne disparaîtra pas facilement. 

2) Pulvériser des feuilles et des racines de chou et les mélanger avec des râpures d'ivoire, et cela donnera un jaune pur. Avec la poussière obtenue se laver le cheveu qui restera doré.

POUR ECLAIRCIR LA COULEUR DE LA CHEVELURE :

Après être sorti du bain, et après s'être lavé les cheveux avec un liquide préparé avec les ingrédients suivants : de la cendre de feuilles de treille, de la paille d'orge, du réglisse, et un pain de pourceau (cyclamen à feuilles roses). Faire bouillir la paille d'orge et le cyclamen dans de l’eau. Dans un pot percé de deux ou trois petits trous à sa base, mettre l'orge, les cendres et le cyclamen. Verser dessus l'eau dans laquelle l'orge et le cyclamen ont bouilli, qui drainera par les trous de la base. Avec le produit obtenu, se laver la tête, et la laisser sécher seule. Le cheveu restera doré et brillant.

POUR TEINDRE LA CHEVELURE EN NOIR  :

D'abord, appliquer un onguent fait avec un petit lézard vert sans la tête et la queue revenu dans l’huile. Tout de suite, prendre des pommes de chêne, les chauffer dans l’huile, les pulvériser, et mélanger avec du vinaigre et un ingrédient noircissant provenant de la Gaule.

POUR FAVORISER LA CROISSANCE CAPILLAIRE :

Chauffer du pain d'orge, du sel, et de la graisse d'ours. Le cheveu deviendra plus gros et prendra une texture consistante en l'enduisant d'un mélange d'écorce d'orme, d'aigremoine, de racines de saule, d’huile de graines de lin, et une racine de tige végétale. Faites cuire toutes ces choses avec le lait de chèvre ou l'eau et lavez le secteur (l'ayant d'abord rasé).


sources : wikipédia, "Une histoire de la beauté" de Dominique Paquet, The history of hairs, "Esthétique et soins du corps dans les traités médicaux latins à la fin du moyen-âge" de L. Moulinier-Brogi